Développement durable
Choix écologique : notre approche par le cycle de vie.
Nous pensons qu’il ne faut pas se fier aux apparences pour juger si un produit est respectueux de l’environnement.
En effet, c’est bien le produit sur son cycle de vie complet dans une économie mondialisée qu’il faut étudier avant de juger. Cet article a pour objectif de vous illustrer quelques pièges dans lequel il faut éviter de tomber, en particulier sur le packaging.
A priori, vous avez l’impression, qu’un packaging imprimé sur un carton beige, visiblement recyclé, aux couleurs ternes et sans vernis est meilleur pour l’environnement qu’un produit aux couleurs lumineuses et vernies. Or ce n’est pas toujours le cas.
Notre approche consiste à optimiser et à intervenir sur les différentes phases du cycle de vie du produit.
Phase de conception
- Nous créons généralement le design des packaging sur fond blanc pour éviter l’utilisation de pigments d’impression en très forte quantité.
- Dès la conception, nous avons opté pour des cartons recyclés pour l’emballage de nos boîtes.
Phase de fabrication
- Nos cartons sont recouverts d’un papier, imprimé dans des entreprises souscrivant à la marque « Imprim vert ».
- 80% de nos ingrédients sont produits encore en France à moins de 450 km du site de production.
Phase d’utilisation
En utilisant des cartons de qualité, protégé par un vernis, la durée de vie de nos produits est beaucoup plus longue. L’ouverture de belles boites bien organisées permet de comprendre plus facilement l’utilisation d’un produit et d’éprouver du plaisir lors des manipulations. Elles ne finissent pas comme 50% des produits pour enfants à la poubelle sitôt ouverte.
Pour cela, les cales (thermoformages plastique) sont importantes, même si nous n’en utilisons pas toujours. Sur ce sujet, nous avons opté pour le plastique plutôt que le carton. Vous pourriez penser que ce n’est pas un choix judicieux lorsqu’on a une conscience écologiste mais cela reste la seule solution lorsqu’il faut organiser et ranger de 20 à 50 éléments par boite. Le carton n’a pas la souplesse du plastique et s’abime beaucoup plus vite que ce dernier. Pour avoir la même fiabilité qu’avec du plastique, il faudrait un poids 10 fois supérieur et un coût de revient 3 fois supérieur ce qui limiterait nos ventes et encouragerait l’achat de productions fabriqués en dehors de l’hexagone.
En conclusion, il ne faut pas se fier à une première impression : pour juger si un produit est bon pour l’environnement, il faut étudier de manière plus globale son impact en réfléchissant à son cycle de vie. C’est pour approfondir cette démarche et encore nous améliorer que nous avons lancé une étude en partenariat avec le Master SGE de l’Université Paris Diderot-Paris 7.
Fabriquer en France : un défi écologique.
Lorsque j’ai commencé à concevoir et fabriquer mes premiers jeux olfactifs, les quantités étaient très faibles. J’ai donc dû faire preuve d’astuce pour pouvoir mettre en boîte à un prix très raisonnable LE LOTO DES ODEURS (moins de 30 €, le prix n’a pas changé depuis 20 ans !).
Pas question donc d’aller à l’autre bout de la planète puisque mes parfums étaient français et je ne voulais pas donner mon savoir-faire à des inconnus. Ainsi, petit à petit, les investissements faits pour fabriquer un produit m’ont permis d’en créer d’autres. Au fils des années, la gamme s’est fortement étoffée et il m’a fallu intégrer totalement la production pour pouvoir produire rapidement sans que nous soyons surstockés.
Depuis je recherche et fais travailler dans la mesure du possible des fournisseurs français de tailles moyennes. Nous nous faisons livrer par camion complet pour éviter des ruptures de charges et éviter qu’un camion circule à vide. Ainsi 88 % de nos achats se font avec des entreprises situées à moins de 400 km.
Et les 12% restant ? Il y a bien sûr nos parfums, qui viennent principalement de la région grassoise et des plantes cultivées très loin pour des questions climatiques, telles que le girofle, la vanille ou encore le vétiver…
Et puis bien sûr et malheureusement, quelques accessoires faits en Chine. Oui, nous vivons dans une économie globalisée et on ne trouve pas ou plus en Europe certains savoir-faire. Alors, il vaut mieux, à mon avis, faire venir une petite caisse de foulards en soie et pouvoir produire 5000 kits de peinture sur soie en faisant travailler en France d’autres savoir-faire, que rien du tout.
Bien sûr, une petite caisse qui voyage à travers les océans, cela n’a pas un bilan CO2 extra, mais cela n’a pas les conséquences dramatiques pour l’emploi et l’environnement d’un container.
Avec nos fournisseurs français, nous réutilisons 3 à 4 fois les suremballages et faisons recycler tous nos bidons plastiques et aluminiums, comme nos cartons. Nos entrepôts très isolés ne nécessitent du chauffage que quelques semaines par an. Très lumineux grâce à de grandes baies vitrées ou des éclairages zénithaux, nous limitons l’impact de nos productions sur le changement climatique, tout en mettant les collaborateurs dans d’agréables conditions de travail, avec des jardins tout autour.
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